Rickettsioses

Fièvre africaine à tiques (ATBF) — R. africae | Fièvre boutonneuse méditerranéenne (FBM) — R. conorii

Les rickettsioses sont la première cause infectieuse de fièvre au retour d'Afrique après le paludisme. Diagnostic avant tout clinique : fièvre + escarre(s) = doxycycline immédiate, sans attendre la sérologie. La PCR sur écouvillon d'escarre est l'outil diagnostique le plus performant en phase aiguë.

Dernière mise à jour : mars 2026Dr. L. Cobuccio

Épidémiologie

Données clés pour le praticien suisse

  • ATBF (R. africae) = rickettsiose la plus fréquemment diagnostiquée chez le voyageur de retour ; 2e cause de fièvre après le paludisme chez les voyageurs revenant d'Afrique subsaharienne[1,2]
  • Données GeoSentinel (17 353 voyageurs malades) : l'infection rickettsienne était plus fréquente que la typhoïde ou la dengue chez les voyageurs d'Afrique subsaharienne[3]
  • Taux d'attaque lors de safaris en Afrique australe : ~4 % clinique, jusqu'à ~40 % de séroconversion dans certains clusters[4,5]
  • ~40 % des cas d'ATBF surviennent en clusters (groupes de voyageurs, safaris) — caractéristique quasi-pathognomonique[2]
  • Cas suisses documentés : Jackson et al. 2004 — 4 cas de voyageurs genevois de retour d'Afrique du Sud (HUG)[6]

Risque entomologique

  • 64,9 % des larves d'Amblyomma hebraeum infectées par R. africae en Eswatini (Ledger et al. 2022)[7] — risque entomologique très élevé dans les zones de safari
  • En Suisse : Rickettsia helvetica présente dans ~10,5 % des tiques Ixodes ricinus[8] ; cas autochtones sporadiques de rickettsiose à R. helvetica, généralement bénins

Fièvre aiguë indifférenciée du voyageur

30,5 % des fièvres aiguës indifférenciées du voyageur sont causées par des infections sensibles à la doxycycline (rickettsioses, leptospirose, fièvre Q)[24] — argument fort pour inclure la doxycycline dans le traitement empirique de la fièvre du voyageur non palustre.

Répartition géographique

Maladie Agent Vecteur Géographie Mortalité sans traitement
Fièvre africaine à tiques (ATBF)R. africaeTiques AmblyommaAfrique subsaharienne, Antilles~0 %
Fièvre boutonneuse méditerranéenneR. conoriiTiques RhipicephalusBassin méditerranéen, Proche-Orient, Afrique2–3 %
Fièvre pourprée des Montagnes RocheusesR. rickettsiiTiquesAmériques20 %
Typhus épidémiqueR. prowazekiiPouxMondial (camps, prisons)20–40 %
Scrub typhusOrientia tsutsugamushiLarves d'acariensAsie-Pacifique3–30 %
TIBOLA / DEBONEL / SENLATR. slovaca, R. raoultiiTiques DermacentorEurope (y.c. Suisse)~0 %

Rickettsioses en Europe

La FBM (R. conorii) est endémique dans le bassin méditerranéen. En Bulgarie (région de Plovdiv), l'incidence atteint 9,44/100 000 avec 549 cas sur 10 ans ; formes malignes et létales possibles chez l'adulte.[10] Autres espèces européennes : R. helvetica, R. monacensis, R. massiliae, R. aeschlimannii, R. slovaca.[9]

Transmission

  • Vecteur principal : morsure de tique (genre Amblyomma pour l'ATBF, Rhipicephalus sanguineus pour la FBM)
  • Agent causal : bactéries intracellulaires strictes de la famille des Rickettsiaceae, genre Rickettsia
  • Les tiques Amblyomma sont agressives, chassent activement et piquent à travers les vêtements ; elles vivent dans l'herbe haute et les buissons des zones de safari[22]
  • Transmission dès les premières minutes de la morsure (contrairement à Borrelia, qui nécessite un attachement prolongé)
  • Les tiques sont à la fois vecteur et réservoir (transmission transovarienne)
  • Pas de transmission interhumaine
RickettsioseIncubation
ATBF (R. africae)4–10 jours (2–14 jours)
FBM (R. conorii)5–7 jours

Présentation clinique

Fièvre africaine à tiques (R. africae) — la plus pertinente pour le MG suisse

Triade classique : fièvre + escarre(s) noire(s) + adénopathies régionales

Revue systématique (Silva-Ramos & Faccini-Martinez 2021, n = 108 cas confirmés)[2] :

Signe / SymptômeFréquence ATBF
Fièvre> 80 %
Escarre (tache noire)86,1 %
Escarres multiples54,8 % — quasi-pathognomonique
Rash< 50 %
Céphalées~60 %
Myalgies~49 %
Adénopathies régionales~51 %
Lymphangite11 %
  • Complications : rares (4 %) ; hospitalisation : 12 % ; mortalité : 0 % dans toutes les séries publiées[2]
  • Un cas sévère avec hypotension symptomatique a été décrit (Saxena et al. 2023) — exceptionnellement rare[11]

Fièvre boutonneuse méditerranéenne (R. conorii)

  • Triade : fièvre + escarre unique (~75 %) + rash maculopapuleux (J3–5, touchant paumes et plantes)
  • Le plus souvent bénigne, mais mortalité 2–3 % ; formes malignes possibles[10]
  • Facteurs de risque de forme maligne : âge avancé, immunosuppression, diabète, alcoolisme, insuffisance cardiaque, déficit en G6PD[12]

Comparaison ATBF vs FBM

CaractéristiqueATBF (R. africae)FBM (R. conorii)
Zone endémiqueAfrique subsaharienneBassin méditerranéen
EscarreMultiples (55 %)Unique (~75 %)
Rash< 50 %, discretMaculopapuleux, paumes/plantes
Adénopathies régionalesFréquentes (~51 %)Moins fréquentes
Clusters~40 % des casRares
SévéritéBénigne (mortalité 0 %)Formes malignes possibles (mortalité 2–3 %)

⚠ Fluoroquinolones = facteur de risque de forme sévère

Dans la FBM, les fluoroquinolones sont associées à un risque 2,5× plus élevé de forme maligne (RR 2,53 ; IC95% 1,40–4,55). La doxycycline préalable protège au contraire contre les formes sévères (RR 0,25) avec défervescence plus rapide (3 vs 7 jours).[12]

Biologie

Anomalies fréquentes (≥ 70 % des cas d'ATBF)[2] :

  • Élévation de la CRP
  • Cytolyse hépatique (transaminases)
  • Lymphopénie
  • Thrombopénie possible — diagnostic différentiel avec dengue et paludisme

⚠ TDR paludisme faussement positif

Zewude et al. (2024) ont documenté un TDR malaria HRP2 faussement positif chez un voyageur avec ATBF[15]. Mécanisme : cross-réactivité antigénique présumée. Implication : ne jamais fermer le diagnostic sur un TDR malaria positif isolé — toujours vérifier par frottis + goutte épaisse.

Diagnostic

⚠ Principe fondamental

Le diagnostic est avant tout CLINIQUE. Le traitement ne doit PAS attendre la confirmation biologique. Fièvre + escarre(s) au retour d'Afrique = doxycycline immédiate.

PCR sur écouvillon / biopsie d'escarre

  • Sensibilité > 90 % en phase aiguë, avant antibiothérapie[13]
  • L'écouvillon (swab) d'escarre est une alternative non invasive à la biopsie — technique sous-utilisée mais de plus en plus recommandée[13]
  • Cherry et al. (CDC, 2018) : sur 127 cas de SFGR importés aux USA, 60 % avaient une PCR positive avec sérologie initiale négative[13]
  • Permet l'identification d'espèce (distinction R. africae vs R. conorii vs autres)
  • La probabilité d'isolement est 12× plus élevée chez les patients non traités par antibiotiques[14]

Sérologie (IFA = immunofluorescence indirecte)

  • Méthode de référence historique mais nombreuses limites :
  • Séroconversion tardive : IgM/IgG souvent négatives avant J10–J14[1]
  • 33 % des patients avaient une sérologie initiale non réactive mais ont séroconverti avec le sérum convalescent (titre ≥ 64)[13]
  • Réactions croisées entre rickettsies du groupe SFG (fièvres boutonneuses) — ne permet pas la distinction d'espèce[1,9,14]
  • Seuils diagnostiques : IgG ≥ 128 et/ou IgM > 64 en IFA[10]
  • Un seul sérum ne suffit pas : il faut une paire de sérums (aigu + convalescent à J14–21) avec augmentation ×4 du titre
MéthodeSensibilité en phase aiguëAvantagesLimites
PCR sur escarre> 90 %Rapide, non invasive (écouvillon), identification d'espèceNécessite une escarre visible ; sensibilité ↓ sous ATB
Sérologie IFAFaible (< 50 % avant J10)Disponible largementTardive, réactions croisées SFG, paire de sérums nécessaire
Biopsie + immunohistochimieVariablePossible même sous ATBInvasive, laboratoire de référence

⚠ Piège — Sérologie négative en phase aiguë

Une sérologie négative à la première consultation n'exclut pas une rickettsiose. La séroconversion est tardive (> J10). Si disponible, privilégier la PCR sur écouvillon d'escarre (Se > 90 % en phase aiguë).[1,13]

Traitement

1re ligne : Doxycycline — TOUS âges

PopulationPosologieDurée
AdulteDoxycycline 2 × 100 mg/j7 jours (5–10 jours selon sévérité)
Enfant < 45 kg2,2 mg/kg × 2/j (max 100 mg × 2/j)7 jours
  • Amélioration clinique typique en 48 heures
  • Le CDC (2025) recommande la doxycycline comme traitement de 1re ligne pour tous les âges, y compris les enfants, pour toutes les rickettsioses[16]
  • La doxycycline à courte durée (< 21 jours) ne provoque pas de coloration dentaire chez l'enfant — cette crainte historique est infondée pour les cures courtes[16]
  • Femme enceinte : doxycycline désormais recommandée par le CDC pour les rickettsioses mettant en jeu le pronostic vital (RMSF). Pour l'ATBF (bénigne), discuter avec un spécialiste[16]
  • Défervescence sous traitement adapté : 3,0 ± 2,2 jours (vs 7,1 ± 6,6 jours sous autre traitement)[12]

Alternative (si allergie vraie aux tétracyclines)

  • Azithromycine : 500 mg J1, puis 250 mg/j × 4 jours — données limitées, ne pas utiliser en 1re intention
  • Clarithromycine également rapportée comme efficace chez l'enfant dans la FBM[17]

⚠ À NE PAS prescrire

  • Bêta-lactamines : résistance intrinsèque de toutes les Rickettsia spp. — INEFFICACES
  • Fluoroquinolones : associées à une aggravation des rickettsioses (RR 2,53 pour forme sévère de FBM) et à des échecs thérapeutiques[12]. Ne jamais utiliser.
  • Cotrimoxazole, aminosides : inefficaces
  • Chloramphénicol : alternative historique, toxicité limitant l'usage — réservé aux situations sans alternative

⚠ Piège — Bêta-lactamines INEFFICACES

Le MG prescrit amoxicilline pour « syndrome grippal avec rash » au retour d'Afrique → aucune amélioration (résistance intrinsèque aux bêta-lactamines). Règle d'or : fièvre + escarre + retour d'Afrique = doxycycline MAINTENANT, sans attendre la sérologie.

Prévention

  • Pas de vaccin disponible
  • Pas de chimioprophylaxie recommandée
  • Vêtements longs couvrant les chevilles (les tiques Amblyomma chassent depuis le sol)
  • Répulsifs (DEET, icaridine) sur la peau exposée
  • Perméthrine sur les vêtements — mesure la plus efficace contre les tiques
  • Inspection cutanée systématique après chaque sortie en brousse/safari
  • Zones à haut risque : safaris en Afrique australe (Afrique du Sud, Eswatini, Mozambique, Zimbabwe), parcs nationaux d'Afrique de l'Est
  • Informer les voyageurs de la possibilité d'une fièvre avec escarre au retour — consultation rapide si symptômes

Pièges & perles cliniques

Diagnostic de « grippe » avec rash au retour d'Afrique

Le MG prescrit de l'amoxicilline pour un « syndrome grippal avec rash » → aucune amélioration. Fièvre + escarre + retour d'Afrique = doxycycline MAINTENANT, sans attendre la sérologie.[1]

TDR malaria faussement positif

Un TDR HRP2 positif chez un patient avec ATBF est documenté[15]. Risque de fermeture prématurée du diagnostic → traitement antipaludéen inutile sans doxycycline. Toujours confirmer un TDR positif par frottis + goutte épaisse.

Sérologie négative en phase aiguë

La séroconversion est tardive (> J10). Une sérologie négative à la première consultation n'exclut pas une rickettsiose. Privilégier la PCR sur écouvillon d'escarre (Se > 90 %).[13]

Fluoroquinolones comme « couverture empirique large »

Les fluoroquinolones sont associées à une aggravation de la maladie (RR 2,53 pour FBM sévère)[12]. Si hésitation entre typhoïde et rickettsiose : ajouter la doxycycline et ne pas compter sur la fluoroquinolone seule.

Escarre unique vs multiples : orientation diagnostique

  • Escarre unique + rash incluant paumes/plantes → FBM (R. conorii) probable
  • Escarres multiples + adénopathies régionales → ATBF (R. africae) quasi-certaine (54,8 % d'escarres multiples)[2]
  • Escarre du cuir chevelu + adénopathies cervicales → TIBOLA/DEBONEL (R. slovaca — Europe, y.c. Suisse)

Perles cliniques

30,5 % des fièvres aiguës indifférenciées du voyageur sont sensibles à la doxycycline (rickettsioses, leptospirose, fièvre Q) — argument supplémentaire pour inclure la doxycycline dans le traitement empirique de la fièvre du voyageur non palustre.[24]

La PCR sur écouvillon d'escarre est une technique simple, non invasive, disponible dans les laboratoires de référence — à privilégier par rapport à la biopsie quand l'escarre est présente.[13]

L'ATBF a une mortalité de 0 % dans toutes les séries publiées — rassurer le patient.[2]

En cas de doute diagnostique entre paludisme et rickettsiose chez un voyageur fébrile d'Afrique : traiter les deux (antipaludéen + doxycycline) en attendant les résultats.

Diagnostic différentiel de l'escarre (tache noire) au retour de voyage

CauseContexteIndices distinctifs
Rickettsiose (ATBF, FBM)Afrique, MéditerranéeFièvre, escarres multiples possibles, adénopathies
Anthrax cutanéContact animaux, peaux, laineOedème important, escarre indolore, papule puis vésicule
TularémieAmérique du Nord, ScandinavieContact gibier/rongeurs, adénopathie majeure
Scrub typhusAsie-PacifiqueEscarre unique typique, rash tardif
Ecthyma gangrenosumImmunodépriméPseudomonas ; contexte neutropénique
Morsure d'araignée nécrotiqueUbiquitairePas de fièvre initiale, nécrose progressive
Leishmaniose cutanéeBassin méditerranéen, Amérique latineÉvolution lente (semaines), nodule puis ulcère

Conduite pratique pour le médecin de premier recours

Suspicion clinique : fièvre + escarre(s) au retour de voyage

  1. Débuter la doxycycline immédiatement (2 × 100 mg/j) — ne pas attendre les résultats de laboratoire
  2. Exclure le paludisme : frottis + goutte épaisse (ne pas se fier au TDR seul — faux positifs possibles)[15]
  3. Si escarre visible : écouvillon de l'escarre pour PCR rickettsienne (avant ou dès le début de l'antibiothérapie, idéalement avant)[13]
  4. Bilan biologique : NFS, CRP, transaminases, créatinine, sérologie rickettsienne (sérum aigu = J0)
  5. Sérologie de contrôle à J14–21 (sérum convalescent) si la sérologie initiale est négative
  6. Évaluer la réponse : amélioration attendue en 48h ; si pas d'amélioration → reconsidérer le diagnostic

Indications de traitement présomptif

  • Fièvre + escarre(s) au retour d'Afrique
  • Fièvre + rash pétéchial + voyage en zone endémique
  • Fièvre + début de troubles de conscience + voyage en zone endémique

En cas de doute paludisme vs rickettsiose

Traiter les deux : antipaludéen + doxycycline en attendant les résultats du frottis. La co-prescription est sûre et couvre les deux diagnostics les plus fréquents chez le voyageur fébrile revenant d'Afrique.

Quand référer ?

  • Formes sévères : fièvre pourprée des Montagnes Rocheuses, typhus épidémique, forme maligne de FBM
  • Atteinte neurologique : troubles de conscience, convulsions
  • Grossesse : discuter la prise en charge avec un spécialiste
  • Absence de réponse à la doxycycline en 48–72h : reconsidérer le diagnostic
  • Doute diagnostique : identification d'espèce, sérologie difficile à interpréter

Référer le patient →

Références

  1. Jensenius M, Fournier PE, Kelly P, Myrvang B, Raoult D. African tick bite fever. Lancet Infect Dis 2003;3(9):557-64. DOI
  2. Silva-Ramos CR, Faccini-Martinez AA. Clinical, epidemiological, and laboratory features of R. africae infection, African tick-bite fever: A systematic review. Infez Med 2021;29(3):366-377. DOI
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