Hépatite A
Virus de l'hépatite A (VHA) — famille Picornaviridae, genre Hepatovirus
Hépatite virale aiguë à transmission féco-orale. Maladie « bénigne » chez l'enfant, souvent sévère chez l'adulte non immunisé. En Suisse, 60–80 % des cas sont liés aux voyages. Vaccination efficace dès la première dose (> 95 % de séroprotection). Déclaration obligatoire.
Épidémiologie
Contexte suisse
- 13 578 cas notifiés entre 1988 et 2016 ; incidence passée de ~16/100 000 (1988) à ~1/100 000 (2016) — réduction > 90 % en 29 ans[1]
- 60–80 % des cas avec facteur de risque identifié sont associés à un voyage en zone d'endémie[1,7]
- Groupes d'âge les plus touchés : 20–40 ans (Suisses), 5–19 ans (résidents non suisses / VFR)[1]
- Proportion d'hospitalisations en hausse : > 50 % des cas notifiés sont hospitalisés — reflet du déplacement de l'âge d'infection vers l'adulte[1,2]
- Létalité en Europe : 0,03–0,26 % selon les pays ; taux de case-fatality ~1 % dans les flambées récentes aux USA[2,3]
- Déclaration obligatoire en Suisse : médecin + laboratoire → médecin cantonal et OFSP ; délai 1 semaine[1,7]
- La Suisse est un pays de faible endémicité — la majorité de la population adulte née après 1970 est susceptible (pas d'immunité naturelle)[1,7]
Transition épidémiologique en Europe
- Revue systématique Andani et al. (2023) couvrant 2001–2021 dans 11 pays européens : les notifications ont culminé en 2017 à cause d'épidémies chez les HSH (hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes)[2]
- Épidémie européenne HSH 2016–2017 : 4 475 cas confirmés dans 22 pays UE/EEE, 3 souches génotype IA ; ratio H/F jusqu'à 11,8 au pic[10]
- Nouvelle épidémie HSH au Portugal 2023–2024 : souche génotype IA, transmission sexuelle confirmée[11]
- Taux d'hospitalisation > 50 % dans 7/11 pays européens — la maladie est plus sévère chez l'adulte susceptible dans les pays à faible endémicité[3]
Paradoxe épidémiologique
L'amélioration de l'hygiène a réduit l'exposition naturelle → la séroprévalence anti-VHA diminue dans les cohortes jeunes → plus d'adultes susceptibles → formes cliniques plus sévères lorsque l'infection survient. Ce paradoxe touche toute l'Europe : meilleures conditions de vie = plus de vulnérabilité chez les groupes d'âge avancés qui sont à risque accru de formes graves.[4,5]
Cas chez le voyageur (GeoSentinel 2008–2020)
- Voyageurs VFR (Visiting Friends and Relatives) : 28 % des cas GeoSentinel ; 69 % des VFR touchés avaient < 20 ans[6]
- 98 % des voyageurs atteints n'étaient pas vaccinés[6]
- 59 % des voyageurs touchés ont été hospitalisés[6]
- 6 % des cas acquis en Europe occidentale / Amériques — pas uniquement les destinations « exotiques »[6]
Transmission
- Féco-orale principalement : eau ou aliments contaminés (crudités, fruits de mer, glaçons)
- Contact direct personne-à-personne : contamination par les selles (y compris contact sexuel oro-anal)
- Transmission sexuelle : facteur majeur chez les HSH (épidémies européennes récurrentes)[2,10,11]
- Transmission par le sang : très rare (virémie transitoire)
- Contagiosité maximale : 2 semaines avant les symptômes jusqu'à environ 1 semaine après le début de l'ictère
- L'excrétion virale fécale peut persister plus longtemps chez les immunodéprimés et les jeunes enfants (jusqu'à 6 mois)
Agent causal
Virus de l'hépatite A (VHA/HAV) : virus à ARN simple brin non enveloppé, famille Picornaviridae, genre Hepatovirus. Un seul sérotype (6 génotypes, dont I–III infectent l'homme ; génotype IA prédominant en Europe). Très résistant dans l'environnement (plusieurs semaines à température ambiante). Inactivation : chauffage > 85 °C pendant 1 minute, chlore, formaldéhyde.
| Paramètre | Valeur |
|---|---|
| Incubation | 15–50 jours (moyenne ~28–30 jours) |
| Contagiosité | 2 semaines avant → ~1 semaine après le début de l'ictère |
| Réservoir | Humain (pas de réservoir animal significatif) |
| Chronicité | Aucune — l'infection confère une immunité à vie |
Présentation clinique
Phase prodromique (5–7 jours)
- Fièvre, fatigue intense, malaise, anorexie
- Nausées, vomissements, douleurs abdominales (hypochondre droit)
Phase ictérique (2–4 semaines)
- Urines foncées, selles décolorées, ictère, prurit
- Apparaît quelques jours à 1 semaine après les prodromes
- Guérison souvent lente (fatigue résiduelle pendant des semaines/mois)
Formes selon l'âge
| Groupe d'âge | Présentation | Commentaire |
|---|---|---|
| Enfants < 6 ans | 70–80 % asymptomatiques | Excrètent le virus — source de contamination méconnue |
| Adultes | > 70 % symptomatiques, ictère fréquent | 59 % des voyageurs hospitalisés[6] |
| Personnes > 50 ans | Risque accru de formes sévères et de décès | OR 1,84 pour mortalité intrahospitalière[8] |
Formes atypiques et complications
- Hépatite cholestatique prolongée : ictère > 3 mois, prurit intense, PAL très élevées
- Hépatite à rechute (relapse) : 10–15 % des cas ; récidive des transaminases 4–15 semaines après amélioration initiale
- Hépatite fulminante : ~0,5–1 % des cas chez l'adulte (mortalité 40–70 % sans transplantation)
- Pas de chronicité (contrairement à l'hépatite B/C) ; l'infection confère une immunité à vie
Examen clinique
- Ictère sclérotique et cutané
- Hépatomégalie sensible
- Plus rarement : splénomégalie, adénopathies cervicales, rash cutané, arthrites
Facteurs de risque de forme sévère
| Facteur | Risque | Réf. |
|---|---|---|
| Âge ≥ 55 ans | OR 1,84 pour mortalité intrahospitalière | [8] |
| Cirrhose alcoolique | OR 2,53 | [8] |
| Ascite | OR 2,65 | [8] |
| Syndrome hépatorénal | OR 9,04 | [8] |
| Insuffisance rénale aiguë surajoutée | aOR 4,34 pour mortalité | [9] |
| Sepsis | aOR 4,66 pour mortalité | [9] |
| Dénutrition | OR 5,33 | [9] |
| Insuffisance cardiaque, HTAP, néoplasie | Facteurs indépendants | [8] |
Mortalité intrahospitalière globale aux USA (1998–2020) : 2,7 %[8]
Grossesse : pas de surmortalité rapportée dans les cohortes américaines ; pas de transmission verticale significative, mais risque de complications obstétricales (contractions prématurées).
Biologie
- Transaminases très élevées : ALAT > ASAT (souvent > 10× la normale, parfois > 100×)
- Phosphatases alcalines (PAL) élevées
- Bilirubine totale et conjuguée élevées (ictère)
- TP/INR : normal dans les formes bénignes ; INR élevé = signe d'alarme (insuffisance hépatique)
- NFS : leucopénie relative possible ; lymphocytes atypiques
⚠ Signe d'alarme
Un INR > 1,5 et/ou des signes d'encéphalopathie hépatique doivent faire suspecter une hépatite fulminante et imposent un transfert urgent vers un centre de transplantation hépatique.
Diagnostic
Sérologie
| Marqueur | Signification |
|---|---|
| Anti-VHA IgM (+) | Infection aiguë (positif dès le début des symptômes, persiste 3–6 mois) |
| Anti-VHA IgG (+), IgM (−) | Immunité ancienne (infection passée ou vaccination) |
| Anti-VHA total (+) | Infection passée ou vaccination — ne distingue pas |
Le diagnostic repose sur la détection des IgM anti-VHA chez un patient avec tableau clinique compatible. La PCR VHA (ARN) est rarement nécessaire en clinique ; elle est utile pour le typage en contexte épidémiologique (investigation d'épidémie).
Diagnostic différentiel
- Hépatite E — transmission féco-orale similaire, crucial à exclure (doser les IgM anti-VHE en parallèle)
- Hépatite B, hépatite C
- Hépatite EBV, CMV, HSV, VIH (primo-infection)
- Fièvre jaune (voyageur non vacciné de zone d'endémie)
- Leptospirose (forme ictéro-hémorragique)
- Fièvre Q
- Hépatites médicamenteuses et toxiques
- Hépatite auto-immune (présentation aiguë possible)
Traitement
Prise en charge de l'hépatite A aiguë
- Traitement symptomatique : repos, hydratation, alimentation adaptée
- Pas d'antiviral spécifique
- Éviter les hépatotoxiques : paracétamol à dose minimale, alcool proscrit
- Pas de corticoïdes (sauf forme auto-immune surajoutée, discutée)
- Mesures d'isolement entérique : hygiène des mains renforcée, désinfection des toilettes
Critères d'hospitalisation
- Vomissements empêchant l'hydratation orale
- INR élevé (> 1,5)
- Signes d'insuffisance hépatique : encéphalopathie, coagulopathie
- Comorbidités hépatiques préexistantes
- Âge avancé (> 50 ans) avec forme symptomatique sévère
Hépatite A fulminante
- Définition : encéphalopathie hépatique + coagulopathie (INR ≥ 1,5) dans les 8 semaines suivant le début de l'ictère, en l'absence d'hépatopathie préexistante
- Transfert en centre de transplantation hépatique en urgence
- Score ALFA (Kim JD et al. Hepatology 2019) : modèle pronostique spécifique à l'hépatite A fulminante (c-stat 0,87) — composantes : âge, INR, bilirubine, ammoniémie, créatinine, hémoglobine[12]
- Critères de King's College : moins performants pour l'hépatite A (c-stat 0,56) → préférer le score ALFA ou MELD[12]
Prévention vaccinale
Vaccins disponibles en Suisse
| Vaccin | Composition | Schéma | Protection estimée |
|---|---|---|---|
| Havrix 1440 (adulte) | VHA inactivé, 1440 U ELISA | J0 + rappel 6–12 mois | > 95 % après 1 dose ; 30–40 ans après 2 doses |
| Havrix 720 (pédiatrique) | VHA inactivé, 720 U ELISA | J0 + rappel 6–12 mois | Idem |
| Twinrix (adulte) | Vaccin combiné VHA + VHB | J0, 1 mois, 6 mois | Protection VHA + VHB |
| Twinrix junior | Vaccin combiné pédiatrique | J0, 1 mois, 6 mois | Idem |
Immunogénicité et durée de protection
- Après 1 dose : > 95 % de séroconversion dans les 2–4 semaines[13]
- Après 2 doses : séroprotection estimée 30–40 ans, probablement à vie chez les sujets immunocompétents[13]
- Modélisation Argentine (Espul et al. 2020) : prédiction de 89 % de séroprotection à 30 ans après 1 dose et 85 % après 2 doses — la dose de rappel renforce le GMC mais la séroprotection à long terme est similaire[14]
- Protection dès la première dose (délai ~2–4 semaines) — pertinent pour la vaccination pré-voyage de dernière minute et la PEP[13]
Indications selon le plan de vaccination suisse (OFSP/CFV 2026)
L'hépatite A n'est PAS un vaccin de base en Suisse. C'est un vaccin recommandé pour les groupes à risque :
- Voyageurs à destination de pays d'endémie intermédiaire/élevée (Asie incl. Turquie, Afrique, Amérique latine, Europe de l'Est)
- Enfants VFR originaires de pays d'endémie qui retournent dans leur pays d'origine
- HSH (hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes)
- Usagers de drogues par injection (UDI)
- Patients avec hépatopathie chronique (risque de décompensation sévère)
- Personnel professionnel : contact étroit avec usagers de drogues, personnes originaires de pays de haute endémicité, travailleurs des canalisations/stations d'épuration, personnel de laboratoire manipulant le VHA
- Prophylaxie post-exposition (voir section dédiée)
Source : Plan de vaccination suisse 2026 ; Recommandations OFSP 2007[7,15]
Prophylaxie post-exposition (PEP)
La PEP est efficace si administrée dans les 14 jours suivant le contact (idéalement dans les 7 jours).[16,17]
Recommandations suisses (OFSP / Infovac)
| Population | PEP recommandée |
|---|---|
| Personnes non immunes, 1–40 ans, en bonne santé | Vaccin hépatite A seul (1 dose) — dans les 7 jours après contact (efficace jusqu'à 14 jours) |
| Personnes > 40 ans | Vaccin + immunoglobulines (IG) — selon évaluation du risque par le médecin |
| Immunodéprimés (quel que soit l'âge) | Immunoglobulines (réponse vaccinale incertaine) |
| Nourrissons < 12 mois | Immunoglobulines seules (vaccin non autorisé) |
| Patients avec hépatopathie chronique | Vaccin + immunoglobulines (risque de forme fulminante) |
Sources : Infovac 2025, ACIP/MMWR 2018[16,17]
Données clés sur la PEP vaccinale
- Étude randomisée Kazakhstan (Victor JC et al. NEJM 2007, n = 4 524) : vaccin VHA non inférieur aux IG pour la PEP chez les 2–40 ans — taux d'hépatite A symptomatique : 4,4 % (vaccin) vs 3,3 % (IG), différence non significative[16]
- Au-delà de 40 ans : pas de données randomisées ; l'ACIP recommande d'ajouter les IG (0,1 mL/kg) car immunogénicité potentiellement réduite et risque de forme sévère plus élevé[16]
- Délai optimal : le plus tôt possible, idéalement dans les 7 jours (OFSP) / 14 jours (ACIP) après exposition
Immunoglobulines (IG)
- Dose : 0,1 mL/kg IM (dose ACIP 2018 mise à jour)[16]
- Protection passive immédiate mais courte (2–3 mois)
- Indications : immunodéprimés, < 12 mois, > 40 ans (en complément du vaccin), hépatopathie chronique
- Disponibilité limitée dans certains pays
⚠ Ne pas oublier
- Un cas d'hépatite A dans l'entourage = vaccination PEP de tous les contacts non immuns dans les 7 jours
- Déclaration obligatoire au médecin cantonal → investigation de l'entourage par les autorités sanitaires
- Mesures d'hygiène : lavage des mains rigoureux, désinfection des surfaces et toilettes
Pièges & perles cliniques
Hépatite A chez le voyageur VFR
Les enfants VFR sont le groupe le plus à risque d'hépatite A au retour de voyage (69 % des VFR dans GeoSentinel avaient < 20 ans). 98 % des voyageurs atteints n'étaient pas vaccinés. Le médecin de premier recours doit systématiquement proposer la vaccination VHA lors de la consultation pré-voyage, même pour les destinations de faible endémicité (6 % des cas acquis en Europe occidentale / Amériques).[6]
Méconnaître le risque de forme grave chez l'adulte
L'hépatite A est souvent perçue comme une maladie « bénigne » — or 59 % des voyageurs touchés sont hospitalisés.[6] Le risque de forme fulminante augmente significativement avec l'âge (> 50 ans) et en présence d'une hépatopathie chronique préexistante.[8,9]
Confondre hépatite A et hépatite E
L'hépatite E est également à transmission féco-orale et peut se présenter de manière identique. Penser à doser les IgM anti-VHE en parallèle chez tout voyageur avec hépatite aiguë. L'hépatite E peut chroniciser chez l'immunodéprimé (contrairement à l'hépatite A).
Oublier la PEP pour l'entourage
Un cas d'hépatite A = vaccination PEP de tous les contacts non immuns dans les 7 jours. Ne pas oublier la déclaration obligatoire au médecin cantonal (investigation de l'entourage par les autorités sanitaires).
Perle
La première dose de vaccin confère déjà > 95 % de séroprotection en 2–4 semaines[13] — il n'est jamais « trop tard » pour vacciner avant un départ, même de dernière minute.
Conduite pratique pour le médecin de premier recours
Consultation pré-voyage
- Vérifier le statut vaccinal VHA pour tout voyage en zone d'endémie (Asie, Afrique, Amérique latine, Europe de l'Est)
- Proposer systématiquement la vaccination aux enfants VFR retournant dans le pays d'origine
- Rappeler les mesures d'hygiène alimentaire (eau en bouteille, aliments cuits, éviter les glaçons et crudités)
- Vaccination de dernière minute : une seule dose suffit — séroprotection > 95 % en 2–4 semaines
Devant un ictère au retour de voyage
- Bilan hépatique complet : ALAT, ASAT, PAL, GGT, bilirubine totale/conjuguée, TP/INR
- Sérologies hépatites : IgM anti-VHA + IgM anti-VHE (en parallèle) ; AgHBs, anti-HBc si statut VHB inconnu ; anti-VHC
- Frottis sanguin / goutte épaisse si zone d'endémie palustre (exclure une co-infection)
- Évaluer les critères de gravité : INR, signes d'encéphalopathie, état d'hydratation
- Déclaration obligatoire au médecin cantonal si IgM anti-VHA positives
- PEP de l'entourage dans les 7 jours
Critères de transfert urgent
⚠ Hépatite fulminante
- INR > 1,5 avec ictère
- Signes d'encéphalopathie hépatique (confusion, astérixis, somnolence)
- Hépatopathie chronique préexistante avec décompensation
→ Transfert immédiat en centre de transplantation hépatique
Quand référer ?
- Forme sévère : INR élevé, vomissements incoercibles, signes d'insuffisance hépatique
- Hépatite fulminante : transfert en urgence vers un centre de transplantation hépatique
- Hépatopathie chronique préexistante : risque de décompensation
- Patient immunodéprimé : excrétion virale prolongée, réponse vaccinale incertaine
- Doute diagnostique : hépatite E concomitante, diagnostic différentiel complexe
- Conseil vaccinal complexe : voyageurs immunodéprimés, grossesse, hépatopathie chronique
Références
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- OFSP, SEVHep, CFV. Recommandations pour la prévention de l'hépatite A en Suisse. Bulletin OFSP, Janvier 2007. OFSP
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- Nelson NP, Link-Gelles R, Hofmeister MG, et al. Update: Recommendations of the Advisory Committee on Immunization Practices for Use of Hepatitis A Vaccine for Postexposure Prophylaxis and for Preexposure Prophylaxis for International Travel. MMWR 2018;67(43):1216–1220. DOI
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- Severi E, Tavoschi L, Carrillo-Santisteve P, et al. Hepatitis A notifications in the EU/EEA, 2010–2019: what can we learn from case reporting to the European Surveillance System? Eurosurveillance 2023;28(19). DOI