Malaria

Paludisme — Plasmodium falciparum, P. vivax, P. ovale, P. malariae, P. knowlesi

Première cause de fièvre importée chez le voyageur de retour des tropiques. En Suisse, 8 439 cas importés et 52 décès entre 1990 et 2019 (létalité ~0,6 %). L'erreur la plus fréquente du médecin de premier recours : ne pas poser la question du voyage et étiqueter le tableau comme « grippe » ou « gastro-entérite ».

Dernière mise à jour : mars 2026Dr. L. Cobuccio

Épidémiologie

Données suisses

  • 1990–2019 : 8 439 cas importés, 52 décès — létalité ~0,6 %[1]
  • 2013–2023 : 532 cas dont 46 cas sévères (8,6 %) ; 45/46 dus à P. falciparum
  • Provenance dominante : Afrique de l'Ouest et Centrale
  • Depuis 2014, P. vivax représente 36 % des cas importés (contre 11 % avant 2014), reflétant l'évolution des flux migratoires et de voyage vers l'Asie du Sud et l'Amérique latine
  • P. falciparum reste l'espèce majoritaire et la seule responsable de paludisme sévère dans la cohorte suisse

Seuil suisse d'hyperparasitémie

En Suisse, le seuil de parasitémie définissant le paludisme sévère est fixé à ≥ 2 % (vs 5 % OMS, 2 % UK). Ce seuil bas est justifié par la progression rapide vers des formes sévères chez les patients non immuns au-delà de 2 %.[5]

Espèces de Plasmodium

EspèceRépartitionForme cliniqueHypnozoïtes
P. falciparumAfrique subsaharienne (prédominant), Asie du SE, Amérique du SudPotentiellement sévère — seule espèce causant le paludisme graveNon
P. vivaxAsie du Sud, Amérique latine, Moyen-Orient, Corne de l'AfriqueBénigne habituellement ; rechutes possiblesOui
P. ovaleAfrique de l'Ouest, Asie du SEBénigne ; rechutes possiblesOui
P. malariaeDistribution tropicale largeBénigne ; recrudescences tardives (pas de rechutes hépatiques)Non
P. knowlesiBornéo, Asie du SEZoonose simienne ; formes sévères possibles malgré parasitémie basseNon

Déclaration obligatoire

⚠ Déclaration obligatoire (Guide OFSP 2026)

Délai : 1 semaine pour le médecin et le laboratoire.

  • Médecin → Médecin cantonal (formulaire HIN-Secure Mail, fax ou courrier postal). Critère : résultat positif d'analyses de laboratoire.
  • Laboratoire → OFSP via CH-ELM (API) ou Infreport. Critère : tout résultat positif (PCR/séquençage, microscopie, mise en évidence de l'antigène). Indiquer l'espèce si connue.

⚠ Paludisme d'aéroport/de port

Des cas de paludisme transmis par des moustiques importés dans les bagages ou le fret aérien sont documentés en Suisse et en Europe, sans voyage en zone endémique. La létalité du paludisme d'aéroport/de port est élevée : 13,24 % dans une revue systématique couvrant 1969–2022, principalement en raison d'un retard diagnostique majeur.[2]

Répartition géographique

Afrique subsaharienne, Amérique centrale et du Sud, Asie du Sud et du Sud-Est, Océanie. P. falciparum prédomine en Afrique subsaharienne et P. vivax prédomine en Asie du Sud, Amérique latine et Moyen-Orient.

Distribution géographique du risque de malaria
Carte du risque de malaria élaborée par l'ECTM pour www.healthytravel.ch

Transmission

  • Vecteur : piqûre du moustique Anopheles femelle, piquant principalement la nuit (surtout après minuit)
  • Cycle : sporozoïtes (foie) → mérozoïtes (érythrocytes) → gamétocytes (transmission au moustique)
  • Hypnozoïtes : P. vivax et P. ovale forment des stades dormants dans les hépatocytes, responsables de rechutes tardives (jusqu'à 2–3 ans)

Périodes d'incubation

EspèceIncubation minimaleIncubation typiqueRemarque
P. falciparum6 jours12–14 joursSouvent prolongée sous prophylaxie antipaludique
P. vivax / P. ovale12 jours~14 joursRechutes possibles jusqu'à 2–3 ans (hypnozoïtes)
P. malariae18 joursTrès variableRecrudescences tardives possibles (années)
P. knowlesi11 jours11–12 joursCycle érythrocytaire de 24 h (fièvre quotidienne)

Clinique

Présentation initiale

Les symptômes sont souvent peu spécifiques, mimant une grippe ou une gastro-entérite : fièvre, frissons, céphalées, myalgies, fatigue, nausées, vomissements, douleurs abdominales, diarrhées, tachycardie, diaphorèse.[13]

⚠ Piège — Absence de fièvre

Jusqu'à 1/3 des patients avec paludisme ne présentent pas de fièvre lors de la consultation. Ne jamais exclure le diagnostic sur l'absence de fièvre au moment de l'examen.

Examen clinique

  • Splénomégalie : fréquente, parfois volumineuse dans les infections prolongées ou récidivantes
  • Ictère : modéré dans les formes non compliquées ; prononcé (bilirubine conjuguée élevée) dans les formes sévères
  • Absence de rash : utile pour le diagnostic différentiel — l'absence d'exanthème oriente contre la dengue et les rickettsioses
  • Formes sévères : pâleur (anémie), ictère marqué, prostration ; signes de défaillance d'organe (oligurie, confusion, détresse respiratoire)

Critères de paludisme sévère (OMS / SSTTM 2025)

CritèreSeuil / Description
Troubles de la conscience / comaMalaria cérébrale (Glasgow ≤ 11)
Anémie sévèreHémoglobine < 7 g/dL
Insuffisance rénale aiguëCréatinine > 265 µmol/L
SDRASyndrome de détresse respiratoire aiguë
Choc circulatoireHypotension réfractaire au remplissage
Acidose métaboliquepH < 7,25 ou lactates > 5 mmol/L
IctèreBilirubine > 50 µmol/L + autre critère de sévérité
Hyperparasitémie≥ 2 % (seuil suisse) ou ≥ 5 % (OMS)[5]
Hypoglycémie< 2,2 mmol/L

Pourquoi le seuil suisse est-il plus bas ?

Chez les patients non immuns (voyageurs, expatriés), la progression de la parasitémie au-delà de 2 % est rapide et imprévisible. Le seuil de 2 % permet une prise en charge agressive précoce, justifiant l'hospitalisation et le recours à l'artésunate IV avant l'installation d'une défaillance d'organe.[5]

Biologie

Forme non compliquée

  • Thrombopénie < 150 G/L : quasi constante — valeur diagnostique élevée chez le voyageur fébrile
  • Bilirubine conjuguée élevée (hémolyse + atteinte hépatique)
  • Transaminases modérément élevées
  • Créatinine élevée (surveillance de la fonction rénale)
  • LDH élevé (marqueur d'hémolyse)

Forme sévère — critères biologiques

ParamètreSeuil de sévérité
Hémoglobine< 7 g/dL
Glycémie< 2,2 mmol/L
pH / Lactates< 7,25 ou > 5 mmol/L
Créatinine> 265 µmol/L
Parasitémie≥ 2 % (seuil suisse)[5]

Diagnostic

ExamenCaractéristiquesLimites
TDR HRP2 Sensibilité élevée pour P. falciparum ; résultat en 15–20 min Ne fournit pas la parasitémie ; ne détecte pas fiablement les autres espèces ; faux-négatifs par délétion hrp2/hrp3 (Afrique de l'Est, Amérique du Sud)[6]
Frottis + goutte épaisse Gold standard — identification de l'espèce + quantification de la parasitémie Préparer dans l'heure suivant le prélèvement sur EDTA ; requiert un microscopiste expérimenté
Répétition à 12–24 h Si suspicion forte avec premier bilan négatif Étude CHUV (Slack & Genton 2024, n = 4 972) : seulement 0,08 % des cas positifs détectés au 2e ou 3e test — la valeur ajoutée des tests sériés est très faible[4]
PCR Référence pour confirmation d'espèce, co-infections, détection de résistance Non disponible en urgence ; utile en cas de discordance TDR/frottis

⚠ Piège — TDR faux-négatif et faux-positif

Un TDR négatif n'exclut pas le paludisme. Des délétions des gènes hrp2/hrp3 chez P. falciparum (Afrique de l'Est, Amérique du Sud) peuvent rendre le TDR HRP2 faussement négatif.[6] Le frottis + goutte épaisse reste indispensable. À l'inverse, un TDR peut être faussement positif dans d'autres infections fébriles du voyageur (fièvre à tique africaine notamment).[7]

En pratique : algorithme diagnostique

Devant toute fièvre au retour d'une zone endémique : TDR + frottis/goutte épaisse en urgence. Si négatif et forte suspicion clinique (thrombopénie, voyage compatible) : répéter frottis à 12–24 h. La PCR est réservée à la confirmation d'espèce ou aux discordances.[4]

Traitement

P. falciparum non compliqué

1re ligne — Artéméther-luméfantrine (Riamet®)

PriseHeureDose adulte
1H04 comprimés
2H84 comprimés
3H244 comprimés
4H364 comprimés
5H484 comprimés
6H604 comprimés
  • Prendre avec un repas gras (améliore l'absorption de la luméfantrine)
  • ECG non systématique aux doses standard recommandées : la luméfantrine peut allonger le QTc mais sans effet arythmogène cliniquement significatif aux doses thérapeutiques
  • ECG indiqué si : QT long congénital, arythmie symptomatique, cardiopathie sévère, co-prescription de médicaments allongeant le QTc (quinine, quinidine, antipsychotiques, antidépresseurs), inhibiteurs puissants du CYP3A4 (kétoconazole), ou traitement antérieur par halofantrine (contre-indiqué dans le mois suivant l'artéméther-luméfantrine)
  • Note : le paludisme lui-même peut modifier le QTc — toute anomalie ECG n'est pas imputable au médicament

⚠ Piège — Patient > 65 kg sous Riamet

L'efficacité du Riamet est de 100 % chez les patients ≤ 65 kg mais seulement 90,4 % chez les patients > 65 kg.[3] Taux d'échec tardif de 5,2 % à J20–J28 chez les voyageurs non immuns européens.[3b] Planifier systématiquement un frottis de contrôle à J28. Considérer Malarone comme alternative chez les patients > 65 kg ou en retour du Grand Mékong.

Alternative — Atovaquone-proguanil (Malarone®)

  • 4 comprimés/j × 3 jours (adulte), avec repas gras
  • Option préférentielle en retour du Grand Mékong (résistances artémisinine) ou patient > 65 kg[12]

P. falciparum sévère — Artésunate IV

MomentDoseVoie
H02,4 mg/kgIV
H122,4 mg/kgIV
H242,4 mg/kgIV
Puis toutes les 24 h2,4 mg/kgIV
  • Relais oral (Riamet ou Malarone) dès que parasitémie ≤ 1 %
  • Hospitalisation obligatoire

⚠ PADH — Hémolyse différée post-artésunate

Survient chez 15–22 % des voyageurs traités par artésunate IV (certaines séries rapportent jusqu'à 27 %).[8] Délai : J7–J30 post-traitement.

Mécanisme : « pitting » splénique des érythrocytes parasités avec libération différée de l'hémoglobine résiduelle.

Surveillance obligatoire : Hb + LDH + haptoglobine 1×/semaine pendant 4 semaines après arrêt de l'artésunate IV.[9,10]

P. vivax / P. ovale — Prévention des rechutes

Traiter l'accès aigu (chloroquine si souche sensible ; ACT si résistance chloroquine). Puis traitement radical des hypnozoïtes hépatiques :

MédicamentPosologiePrérequisRemarques
Primaquine 0,25–0,5 mg/kg/j × 14 jours
(adulte : 15–30 mg/j)
Test G6PD OBLIGATOIRE — risque d'hémolyse sévère Si G6PD déficient : régime hebdomadaire sous supervision
Tafénoquine 300 mg dose unique G6PD ≥ 70 % de la normale Avantage : dose unique (meilleure observance). Risque : hémolyse prolongée si G6PD déficient (demi-vie longue, hémolyse impossible à stopper). Contre-indiquée en grossesse.[11]

⚠ Test G6PD obligatoire

Ne jamais prescrire primaquine ou tafénoquine sans résultat de G6PD. L'hémolyse peut être fatale chez les patients déficients. La tafénoquine est particulièrement dangereuse car sa demi-vie longue rend l'hémolyse impossible à arrêter une fois déclenchée.[11]

P. malariae / P. knowlesi

  • P. malariae : sensible à la chloroquine dans la plupart des régions ; pas d'hypnozoïtes (pas de rechute hépatique)
  • P. knowlesi (Bornéo, Asie du Sud-Est) : parasite simien ; peut provoquer des formes sévères malgré une parasitémie apparemment faible (érythrocytes non élargis). Traiter comme P. falciparum sévère en cas de doute clinique.

Prévention

Mesures anti-vectorielles

  • Moustiquaire imprégnée d'insecticide (dormir sous moustiquaire en zone endémique)
  • Répulsifs cutanés à base de DEET (20–50 %) ou d'icaridine
  • Vêtements longs et de couleur claire, imprégnés de perméthrine
  • Rappeler que l'Anopheles pique principalement la nuit

Chimioprophylaxie

MédicamentPosologie adulteDébutFin après retourRemarques
Atovaquone-proguanil
(Malarone®)
1 cp/jJ-17 joursBien toléré ; courte durée post-exposition ; option de choix pour séjours courts
Doxycycline100 mg/jJ-128 joursÉconomique ; photosensibilité, troubles digestifs ; contre-indiquée < 8 ans et grossesse
Méfloquine
(Lariam®)
250 mg/sem2–3 sem avant4 semainesEffets neuropsychiatriques possibles ; intérêt pour séjours longs ; contre-indiquée si ATCD psychiatriques

Rappel pour le praticien

La chimioprophylaxie ne garantit pas une protection à 100 %. Des cas de paludisme sous prophylaxie correctement prise existent. L'incubation est souvent prolongée en cas de prophylaxie, rendant le diagnostic encore plus tardif. Toute fièvre au retour d'une zone endémique doit faire évoquer le paludisme, même sous prophylaxie.

Pièges & perles

⚠ Piège 1 — Ne pas poser la question du voyage

L'erreur la plus fréquente et la plus grave du médecin de premier recours : ne pas demander l'anamnèse de voyage devant un tableau fébrile non spécifique. Le diagnostic de « grippe » ou « gastro-entérite » est souvent posé à tort. Tout patient fébrile devrait être interrogé sur un séjour en zone tropicale dans les 3 mois précédents.

⚠ Piège 2 — TDR négatif = paludisme exclu ?

Non. Le TDR HRP2 peut être faussement négatif (délétions hrp2/hrp3) ou faussement positif (rickettsiose, fièvre typhoïde).[7] Le frottis + goutte épaisse reste indispensable. Si premier bilan négatif avec forte suspicion clinique : répéter à 12–24 h.[4]

⚠ Piège 3 — Patient > 65 kg sous Riamet

Taux d'échec tardif d'environ 10 % (recrudescence J15–J29) chez les patients > 65 kg.[3] Planifier systématiquement un frottis de contrôle à J28. Considérer Malarone si poids > 65 kg ou retour du Grand Mékong.

⚠ Piège 4 — PADH méconnu

L'anémie hémolytique J7–J30 après artésunate IV est souvent diagnostiquée à tort comme une rechute parasitaire. Ne pas omettre la surveillance Hb + LDH + haptoglobine pendant 4 semaines post-traitement.[8]

✦ Perles cliniques

  • Thrombopénie : quasi constante dans le paludisme — sa présence chez un voyageur fébrile a une forte valeur d'orientation diagnostique
  • Suivi J28 obligatoire pour tout patient > 65 kg traité par Riamet : frottis de contrôle pour exclure une recrudescence tardive
  • Surveillance PADH après artésunate IV : Hb + LDH + haptoglobine 1×/semaine pendant 4 semaines
  • G6PD : toujours doser avant primaquine ou tafénoquine — l'hémolyse peut être fatale

Conduite pratique

Au cabinet — Suspicion de paludisme

  1. Anamnèse de voyage : destination, dates, prophylaxie antipaludique prise/non prise, observance
  2. Bilan urgent : TDR + frottis/goutte épaisse, FSC, créatinine, bilirubine, transaminases, LDH, glycémie, CRP
  3. Si TDR ou frottis positif : identifier l'espèce, quantifier la parasitémie, rechercher les critères de sévérité
  4. Si négatif avec forte suspicion : répéter frottis à 12–24 h ; ne pas laisser rentrer le patient sans suivi planifié
  5. Déclaration obligatoire dans la semaine

Algorithme de traitement simplifié

SituationTraitementSuivi
P. falciparum non compliqué, ≤ 65 kg Riamet® 6 prises / 3 jours Frottis J3, J7
P. falciparum non compliqué, > 65 kg Riamet® ou Malarone® Frottis J3, J7, J28
P. falciparum sévère ou parasitémie ≥ 2 % Artésunate IV → relais oral Frottis /12–24h ; PADH 4 sem
P. vivax / P. ovale Chloroquine ou ACT + primaquine/tafénoquine G6PD obligatoire avant 8-aminoquinoléines
P. malariae Chloroquine Contrôle standard
P. knowlesi (doute clinique) Traiter comme P. falciparum Frottis sériés

Quand référer

Référer sans délai dans les situations suivantes :

  • Tout critère de paludisme sévère (altération de conscience, détresse respiratoire, insuffisance rénale, choc, acidose)
  • Hyperparasitémie ≥ 2 % (seuil suisse)
  • Suspicion de P. knowlesi
  • Échec thérapeutique (recrudescence sous traitement bien conduit)
  • Grossesse
  • Enfant en bas âge avec fièvre au retour des tropiques
  • Doute diagnostique persistant (TDR/frottis discordants, espèce non identifiée)

✦ Consultation spécialisée

Pour toute question ou cas complexe, un avis spécialisé peut être obtenu via traveldoctor.ch/professionnels.

Références

  1. Giannone B et al. Imported malaria in Switzerland (1990–2019): A retrospective analysis. Travel Med Infect Dis 2022;45:102233. DOI:10.1016/j.tmaid.2022.102233
  2. Balzli D et al. Airport/seaport and autochthonous malaria in Europe from 1969 to 2022: A systematic review. New Microbes New Infect 2025;67:101627. DOI:10.1016/j.nmni.2025.101627
  3. Vuuren C van et al. Weight-based treatment failure risk with artemether-lumefantrine in non-immune travelers. J Travel Med 2024.
  4. Sonden K et al. High rate of treatment failures in nonimmune travelers treated with artemether-lumefantrine for uncomplicated P. falciparum malaria in Sweden: retrospective study. Clin Infect Dis 2017;64:199–207.
  5. Slack A, Genton B. Usefulness of serial testing for the diagnosis of malaria. J Travel Med 2024;31:taae030.
  6. SSTTM. Malaria Treatment Recommendations 2025.
  7. Maltha J, Jacobs J. Clinical practice: the diagnosis of imported malaria in children. Eur J Pediatr 2011;170:821–829. DOI:10.1007/s00431-011-1451-4
  8. Zewude RT et al. False-positive malaria rapid diagnostic test likely due to African tick bite fever in a returning traveler. Reports (MDPI) 2024;7(4):100. DOI:10.3390/reports7040100
  9. Jaureguiberry S et al. Delayed-onset hemolytic anemia in patients with severe malaria treated with artesunate, France, 2011–2013. Emerg Infect Dis 2015;21:804–812.
  10. Travis J et al. Treatment failure and post-artesunate delayed haemolysis in a returned traveller from Uganda with partially drug-resistant severe P. falciparum malaria. Med J Aust 2026;224:e70136. DOI:10.5694/mja2.70136
  11. Murphy F et al. From 64% hyperparasitemia to recovery: Managing severe falciparum malaria and delayed hemolytic anemia. IJID Reg 2025;15:100644. DOI:10.1016/j.ijregi.2025.100644
  12. Hanboonkunupakarn B, White NJ. Advances and roadblocks in the treatment of malaria. Br J Clin Pharmacol 2020;88:374–382. DOI:10.1111/bcp.14474
  13. Visser MT et al. Are national treatment guidelines for falciparum malaria in line with WHO recommendations? Trop Med Int Health 2022;27:129–136. DOI:10.1111/tmi.13715
  14. Thwaites GE, Day NP. Approach to fever in the returning traveler. N Engl J Med 2017;376:548–560.